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Déclic bio, un art de vivre

Isabelle Daulhiac est vigneronne au Château Le Payral à Razac-de-Saussignac. Guillaume Stevan est maraîcher à Lamonzie-Saint-Martin. Ils ne se connaissaient pas. Mais parce qu’on pressentait que ces deux-la auraient des points communs, on leur a demandé d’inaugurer la première Recette à 4 mains de 247 et on n’a pas été déçus ! Pour nous, ils reviennent sur leur parcours, leur vision du métier, et le moment où le mode de production biologique s’est imposé à eux : leur déclic bio.

Guillaume et Isabelle

247 : Isabelle, tu produis du vin bio de Bergerac et Saussignac au Château Le Payral à Razac-de-Saussignac, et tu es également professeur d’économie au Lycée agricole de La Brie à Monbazillac. Guillaume, tu es maraîcher bio à Lamonzie-Saint-Martin. Quel est votre parcours ? Mais d’abord, êtes-vous périgourdins ?

Isabelle : Non ! Je suis normande. Mais alors attention je suis devenue hyper chauvine et il ne se passe pas un matin où en descendant dans la vallée je ne m’extasie pas sur le paysage ! Mes parents étaient maraîchers comme Guillaume – ils faisaient de la carotte des sables dans la baie du Mont-Saint-Michel – et du lait aussi.

Je suis venue faire mon stage de fin d’études en Dordogne (j’étais étudiante en école d’ingénieur agronome à Rennes) et c’est là que j’ai rencontré Thierry, mon mari. Lui est un vrai périgourdin par contre : la 7ème génération de vignerons… et assurément descendant de Cro-Magnon !

Guillaume : En ce qui me concerne pour l’administration je suis un « migrant mutant » : je ne suis pas d’ici et j’ai changé de job ! Je suis natif d’Orléans et jusqu’en 2012, année de mon installation, j’étais dans la fonction publique hospitalière. Je m’occupais de la communication et de l’administration générale d’un hôpital à Aix-en- Provence. A 30 ans j’ai eu besoin de retrouver un peu de sens dans ce que je faisais, de recentrer mon énergie sur quelque chose de plus basique.

Isabelle : Ou primordial…

Guillaume : Oui ! Ma femme a été l’initiatrice du projet. L’arrivée des enfants a tout déclenché. Après mon BPREA*, j’ai cherché pendant 2 ans l’endroit idéal pour m’installer et le Bergeracois s’est imposé comme un environnement rêvé pour mon projet de maraîchage mais aussi pour ma famille.

247 : Vous avez la particularité de mener tous deux vos exploitations en bio. Comment ce mode de production s’est-il imposé à vous ?

Guillaume : Je ne voulais pas nuire à mes sols, à leur vie biologique. Un sol vivant, c’était pour moi le secret pour avoir des plants plus forts et atteindre mon objectif : produire des légumes sains, séduisants visuellement et gustativement. Tu peux faire le parallèle avec tout ce que tu entreprends dans la vie finalement : des fondations solides c’est important !

Isabelle : Pour nous aussi le déclic est venu du sol. Thierry et moi sommes très attachés à l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) et son fondement c’est le terroir et donc le sol. En 2003, nous souhaitions renouveler certaines de nos parcelles de vigne. Nous avons fait des analyses de sol sur l’une d’entre elles – le plus joli terroir du domaine, la parcelle historique du  grand-père de Thierry – et ce n’était pas bon du tout au niveau microbiologique. Pour nous qui travaillons à vraiment faire ressortir avec sincérité et sans artifice la personnalité de chacun de nos terroirs, ça a été un électrochoc. En 2005, nous avons démarré la conversion en bio, et nous développons la biodynamie depuis maintenant 4 ans. Ce passage au bio a d’ailleurs introduit chez nous une réflexion plus globale sur notre façon de vivre…

Guillaume : Oui. Le bio, c’est une gymnastique intellectuelle qui influence ton quotidien bien au-delà du métier.

Guillaume au marché

Isabelle : Comme notre façon de nous alimenter par exemple. On y fait plus attention : on n’achète pas forcément tout bio, mais local. Quand tu as des enfants, ça fait aussi du bien de se dire que tu les nourris sainement. Et puis il faut le dire, le Périgord pour ça c’est le rêve, et toute l’année. Bien s’alimenter : ça fait partie de notre art de vivre !

* BPREA : Brevet professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole

En apparté
Pour les retrouver...

Guillaume Stevan, tous les samedis sur le marché de Bergerac
ou en écrivant à stevan-g@orange.fr

Isabelle (et Thierry !) Daulhiac, Château Le Payral, 24240 Razac de Saussignac
On les joint au 05 53 61 65 22 ou sur www.le-payral.com

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Commentaires

20 décembre 2016 à 14 h 15 min

Je dois préciser que je n’ai pas contribué à la stratégie 247 (cet article n’est donc pas un exercice d’auto-promo ? ). Par contre, j’ai l’immense plaisir d’écrire pour eux. Pour la rubrique Recette à 4 mains notamment (une interview croisée entre un producteur et un vigneron qui se mettent ensemble aux fourneaux), et pour les pages culture. De très belles rencontres à chaque fois! Et puis avoir l’occasion de parler des richesses de l’endroit où l’on vit quand on l’aime autant que moi: c’est quand même super sympa 🙂

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