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Les vies de château

Si Bridoire m’était conté…

L’aventure des châteaux a pourtant commencé en Sologne. A l’époque, Jacques n’était pas encore père de famille et une grande partie de son temps était investi à la Ferté Saint-Aubin, près d’Orléans. C’est, en 1990, au Musée Vivant du Cheval de Chantilly qu’il rencontre Catherine, passionnée par les chevaux, tout comme lui. Puis la collection de châteaux s’agrandit et la famille aussi. En 2015, tous ses membres veillent à la destinée d’un château: Edouard au Château de Vaux, près de Troyes, Lancelot à Saint Brisson.

 
Certains sont fous de gastronomie, les foodistas, d’autres de mode, les fashionistas, chez les Guyot on serait plutôt des « castelistas », fous de châteaux, de père en fils et de mère en fille.
– Marie Daramont

«On ne résiste pas à l’appel d’un château en détresse dans la famille», résume Alice, qui, s’occupe des chevaux au Château de Bridoire, quand elle n’est pas à la petite guérite pour vendre les tickets aux visiteurs.
Le Château de Bridoire est vraiment un coup de foudre partagé par la famille entière. Toute la famille a succombé à ce château qui a joué la Belle au Bois Dormant en attendant ses sauveurs.

Le château de Bridoire

Ce château a traversé un véritable calvaire. Racheté par la famille Bokassa en 1991, il est laissé inhabité et sans protection. Les pilleurs s’en donnent à coeur joie pendant deux décennies. Une association se forme (Les amis pour la sauvegarde de Bridoire) et oeuvre pour défendre ce chef d’oeuvre en péril. Parmi ses membres gurent de nombreux vignerons, Bridoire se trouvant au coeur du vignoble, à quelques encablures de Monbazillac et le renommé domaine de la Tour des Gendres à Ribagnac étant l’une de ses anciennes métairies. Les péripéties s’enchaînent comme dans un thriller ainsi que les batailles juridiques avec en toile de fond des enjeux diplomatiques, histoire de pimenter l’aaire si besoin en était… Les médias, alertés, s’en mêlent. Les journalistes de Paris Match, et les cameramen de TF1 assiègent les douves de Bridoire. La pression médiatique aidant, l’expropriation aura enn lieu. La suite fait entrer en scène la famille Guyot dont le projet de réhabilitation est sélectionné, et c’est ainsi que le château leur sera vendu par l’Etat.

Devant son thé aux effluves délicates, dans le charmant décor de patines, vaisselle et dentelles anciennes, Catherine raconte cette première visite «à la lumière des portables qui éclairaient aussi bien de sordides tags que des pans de tapisserie d’Aubusson en lambeaux dans des salons qui avaient dû être somptueux…»
Aujourd’hui, sous le splendide magnolia de la cour de Bridoire, la quiétude des lieux ne laisserait pas soupçonner cette récente période de trouble et Charles de Foucauld, cousin des anciens propriétaires et hôte de passage y méditerait dans une paix retrouvée.
Mais c’est à une incitation à l’insouciance que le visiteur est convié: ici pas d’audioguide et de visiteur rivé à l’écran de son I-pad.

Respirer les enivrantes euves des eurs d’acacia, et se laisser bercer par la magie des lieux cela n’a rien de virtuel. Et du bambin au grand-père, toute la famille se laisse gagner par l’ambiance ludique de Bridoire. Les jeux d’adresse du Moyen- Age, grandeur nature dans la cour du château: quille, marelle, pas de tir à l’arbalète, catapulte, parcours géant de l’oie, échiquier de jardin permettent aux plus grands de retrouver leur âme d’enfant.

Alice au marché

Dans les cuisines, des bénévoles costumées servent le tourain fumant (délicieux potage périgourdin à base de blanc d’oeuf et d’ail blanchi) ou des «merveilles» lors des nocturnes estivales, et ce sont des notes de Mozart ou Chopin qui s’échappent du grand salon où un musicien joue les concertistes d’un soir derrière le grand piano à queue.
Cette image sortie d’un décor de lm de cape et d’épées est la plus belle récompense pour Catherine.
Mais chez les Guyot, on ne se laisse pas envahir par les états d’âme, les projets continuent…

Alice et le potager de la marquise

Alice, installée avec ses parents à Bridoire voit plus loin que ce superbe patrimoine restauré dans son écrin délicieusement champêtre. Elle souhaite recréer l’activité de la ferme d’antan. Elle revendique un statut agricole, cela correspond à une recherche de goût, «produire ce que l’on consomme ». Elle a passé un bac pro à Argenton-sur-Creuse et se passionne pour la permaculture : «cette technique est une philosophie à part entière: prendre soin de la terre et des hommes autour, de la vie du sol, cultiver des petites surfaces…».

Alice nourrissant les moutons

Ce sera le «potager de la marquise» en hommage à la marquise de Foucauld, propriétaire très respectée du début du 19ème siècle. Dans ce projet personnel les bâtiments de l’ancienne ferme pourraient abriter une «farmshop» pour valoriser les productions locales.

En attendant, pour le visiteur qui souhaiterait proter de ce hâvre pour pique-niquer, la boutique du château ore une belle sélection de produits: du foie gras d’un producteur voisin, des fraises d’une ferme proche, des contures maison….
Et, cerise sur le gâteau, la cuvée du Château de Bridoire, est signée par un des eurons du vignoble de Bergerac, le Domaine de l’Ancienne Cure. Alors, c’est promis on reviendra pour cuisiner avec Alice une recette du potager dans les cuivres des cuisines du château.

En apparté
7 comme 247

7 c’est le chiffre de la Vallée Mystère du Château de la Belle au Bois Dormant : 7 points à trouver au cours d’un circuit faisant découvrir la vallée sauvage de la Gardonnette en contrebas du château et ses falaises.

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