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Action ! Ça tourne en Périgord

Au cœur de l’hiver, il est un sujet qui captiva les périgourdins. LE tournage, celui de The Last Duel par Ridley Scott, a en effet enthousiasmé et mobilisé le Périgord tout entier. Pourquoi le réalisateur anglais a-t-il, 43 ans après Les Duellistes de nouveau choisi la Dordogne comme lieu de tournage ? Quel est le travail de la Commission du film ? Où voir les décors de cette superproduction médiévale ?

Dans les coulisses de l’accueil des tournages

Interview de Thierry Bordes de Ciné Passion Périgord

 

« ALERTE CASTING. Pour le tournage d’un prestigieux film médiéval anglo-saxon en février prochain en Dordogne, la production recherche de nombreux figurants hommes et femmes pour représenter la population française au Moyen-Âge… ». A l’automne 2019, l’annonce est diffusée massivement sur les réseaux sociaux. Bientôt la presse s’en fait écho. 800 figurants sont recherchés, des castings vont être organisés au Château de Monbazillac et à Sarlat.

Et la rumeur enfle : il s’agirait du nouveau film de Ridley Scott, et Matt Damon, Adam Driver et Ben Affleck assureraient les premiers rôles ! De quoi faire monter d’un cran encore la nouvelle sur l’échelle du glam. Plus de 5000 personnes tenteront leur chance au casting. « Le cinéma fait toujours rêver. Et là il y a en plus un effet Ridley Scott. J’avais des posters de ses films au-dessus de mon lit lorsque j’étais adolescent. ». Thierry Bordes est responsable du Bureau d’Accueil des Tournages de la Commission du Film de la Dordogne. Il ne rencontrera pas Ridley Scott mais aura œuvré dans l’ombre pour sa venue.

 

 

Quelles raisons ont poussé la production à réaliser une importante partie du tournage en Dordogne ?

Thierry Bordes : Ridley Scott connaissait bien les lieux car il y avait déjà tourné Les Duellistes en 1976. Il savait donc parfaitement le potentiel offert par nos bastides, nos châteaux et nos paysages en matière de décors. Mais au-delà des considérations artistiques qui sont importantes mais clairement ne suffisent pas, ce sont avant tout des facteurs économiques et logistiques qui ont joué. La France a une politique fortement incitative avec des possibilités de crédit d’impôt importantes qui la rendent compétitive à l’international en matière d’accueil de tournages. Une fois acté que le tournage se ferait en France, l’enjeu était d’obtenir le maximum de jours ici en Dordogne. Nous avons pu faire la différence à plusieurs niveaux.

 

Quel travail de fond fait la Commission du film pour attirer les productions ?

Thierry Bordes : Nous faisons de la veille sur les projets de tournage pour solliciter les productions. Nous nous rendons pour cela sur les festivals – Cannes, La Rochelle, Lille, Clermont-Ferrand… – où nous rencontrons les équipes. Nos décors sont un atout majeur car mondialement reconnus. Notre patrimoine, nos paysages, notre gastronomie et nos vins font rêver. Quand on dit Périgord, ça tilte tout de suite. Mais l’enjeu pour nous est aussi l’éclectisme : ne pas seulement attirer des tournages historiques ou de terroir, mais ouvrir à des contextes beaucoup plus larges. C’est grâce à cet éclectisme que nous accueillons chaque année 100 à 150 jours de tournage par an. Les retombées sont importantes entre l’emploi direct de techniciens et figurants, les équipes de tournage qui consomment sur place (hébergement, restauration, achats divers), et celles plus difficiles à estimer mais bien réelles : les retombées d’image.

 

Quel est votre souvenir d’accueil de tournage le plus marquant ?

Thierry Bordes : Chaque nouveau film est une nouvelle feuille blanche. Toutes les expériences sont marquantes. C’est toujours bluffant lorsqu’on voit les rues de Sarlat ou de Périgueux revenir à l’époque de la Révolution française grâce aux décorateurs. Le tournage qui m’a le plus marqué est peut-être celui de ce film de science-fiction se déroulant à la surface de la planète mars et tourné au cœur de la forêt des Eyzies. Quand on sait ce que le lieu évoque pour nous, le décalage est surprenant.

 

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Plongée dans l’univers du film The Last Duel

A la découverte des lieux de tournage

Le chevalier Jean de Carrouges (Matt Damon), de retour d’une expédition militaire, retrouve son épouse Marguerite de Thibouville (Jodie Comer). Cette dernière accuse l’écuyer Jacques Le Gris (Adam Driver), un ami du chevalier, de l’avoir violée. L’homme clame son innocence. Un « procès par le combat » est décidé entre les 2 hommes pour déterminer la vérité. Si le mari perd le duel, la femme sera brûlée vive pour fausse accusation. Ambiance. Adapté par Matt Damon, Ben Affleck et Nicole Holofcener d’un livre d’Eric Jager publié en 2004, le scénario du film revient sur le duel Carrouges-Legris, dernier duel judiciaire ayant eu lieu en France en 1386. La sortie du film est prévue à l’automne 2020.

 

Une partie du tournage s’est déroulé en Dordogne du 14 au 28 février 2020. Ridley Scott avait choisi de poser sa caméra à Beynac au château, dans les rues du village médiéval, mais aussi dans l’église où a été recréée une scène de mariage.

 

 

Enfin, la place des cornières à Monpazier a servi au tournage d’une spectaculaire scène de marché. Au lendemain du tournage le 29 février, nombreux étaient les curieux à avoir fait le déplacement pour admirer les décors mis en place par l’équipe du film : fausses devantures de commerces, balcons de bois, accessoires…

 

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A Taverna

Les Vins de Bergerac à l’époque de The Last Duel

L’action du film The Last Duel se passe au XIVème siècle. Le vin tenait à cette époque une place importante dans la vie des cités médiévales. A Bergerac, par exemple, le marché local était régi par ce qu’on appelait l’Entrée, des mesures protectionnistes qui garantissaient un revenu important aux bourgeois de la ville et assuraient plus de 40% des recettes fiscales dont pouvait jouir la commune. D’abord, seuls les bourgeois de la ville pouvaient vendre au détail du vin et celui-ci devait provenir exclusivement de la vinata (vignoble dépendant de l’autorité administrative de Bergerac). L’acquittement de la pougèze, taxe levée par les Consuls ouvrait ce droit. Le bourgeois producteur pouvait alors vendre son vin a taverna (à son domicile) et le vin d’autres bourgeois de la ville s’il était tavernier public. Une enseigne, senhal, indiquait les ostals où l’on pouvait se procurer du vin.

La publicité du vin était assurée par des crieurs de vin assermentés par les Consuls de la Vinée. Cette organisation millimétrée du marché local donne la mesure des enjeux économiques, mais aussi sociaux et politiques, associés au vin. Malgré son abondance sur le marché local, le vin restait un produit de luxe bien cher pour les petites gens (le litre de vin était en effet 2 à 3 fois plus cher qu’une miche de pain). Son goût était-il semblable à celui du vin de Bergerac qu’on connaît aujourd’hui ? Pas vraiment. Le vin rouge de l’époque était plutôt claret, plus proche d’un rosé vineux. Ce qui n’était pas sans conséquence sur sa conservation.

 

Les Vignerons font leur cinéma !

Les vignerons de Bergerac et Duras aussi font leur cinéma. Pour (re)découvrir notre série de vidéos Game of Terroirs, rendez-vous sur la chaîne Youtube des Vins de Bergerac et Duras.

YouTube : Vins De Bergerac & Duras

 

Texte Alexandrine Bourgoin

Photos Alexandrine Bourgoin, Loïc Mazalrey

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