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Femmes vigneronnes sans en faire des tonnes !

Des coteaux champenois à la vallée du Rhône, du Roussillon à la Provence, du Sud-ouest aux châteaux bordelais, les femmes ont investi le métier de vigneron, autrefois domaine réservé des hommes. À tel point que les hashtags associant le genre féminin au vin (#femmevigneronne, #femmeetvin, etc.) fleurissent sur les réseaux sociaux. La journée internationale des femmes est l’occasion idéale de célébrer ces aventurières de la vigne, dynamiques et enthousiastes. Quelle est leur histoire ? Pourquoi ont-elles choisi cette activité rude sous bien des aspects ? Rendez-vous est pris dans le Vignoble de Bergerac et Duras avec 6 talentueuses viticultrices, toutes générations confondues et amoureuses de la vie…

Certaines ont de la bouteille, comme Françoise Bouché, qui tient les rennes du Château Champarel, un Pécharmant réputé, depuis plus de 50 ans. « Mon mari et moi sommes tombés sous le charme de cette propriété qui possédait de la vigne. Nous l’avons fait exploiter pendant 2 ans, mais le résultat n’étant pas à la hauteur, j’ai décidé de me lancer ».

 

 

Françoise Bouché - Château Champarel

 

 

Une opportunité que d’autres ont reçu de leur famille. « Pour moi, c’est à la fois une transmission et une reconversion », constate avec humour Katia Coutelier, qui préside aux destinées du Domaine Le Martinat. « Il y a 20 ans, j’ai hérité de 60 ares de vignes. Ne connaissant pas particulièrement la viticulture, j’ai d’abord fourni mon raisin à une cave coopérative. En replantant des pieds régulièrement, ma production s’est étendue à 8 hectares ! Progressivement, j’ai commencé à faire mon vin, et en 2019, j’ai monté mon propre chai. »

 

Katia Coutelier - Domaine Le Martinat

Joëlle Tatard - Clos Le Joncal

Un parcours comparable à celui de Joëlle Tatard, qui reprend le Clos le Joncal en 1995 avec son conjoint, pour reprendre l’exploitation de ses ancêtres. « Après avoir voyagé dans le monde entier avec mon mari pilote de chasse, nous avons décidé de revenir en Dordogne. Nous sommes ainsi devenus la 7è génération de vignerons dans la famille » !

 

Chez les Carrère, un concours de circonstances a fourni à Joëlle, fille de vigneron, l’occasion de reprendre à son nom l’exploitation du Château Thenoux, une superbe propriété située entre Monbazillac et Colombier. « J’étais auparavant secrétaire médicale, mais le départ de l’associé de mon mari a précipité les choses. Aujourd’hui, je prends en charge la partie administrative et commerciale, ce qui me laisse peu de temps pour m’occuper de l’élaboration du vin. De ce fait, je ne suis pas une vigneronne à part entière », s’exclame-t-elle en riant.

 

Joëlle Carrère - Château Thenoux

 

Pour les viticultrices en herbe, le virus familial n’est pas très loin. À l’instar d’Axelle Mayet, qui termine son BTS technico-commercial « Vins et spiritueux » en alternance, dans… la propriété de son père, le Domaine de La Ferrière. « C’est en travaillant l’été dans les vignes que j’ai été conquise », confie-t-elle.

 

 

Les études, Juliette Sbranna les connaît bien également. Ingénieure agronome de formation, spécialisée en viticulture et œnologie, cette jeune femme de 38 ans est sur le point d’acquérir une propriété. Ses fonctions de directrice d’exploitation dans le Vaucluse, puis au lycée de La Brie à Monbazillac, lui ont donné toutes les cartes pour se lancer dans l’aventure. « C’est peut-être aussi l’approche des 40 ans qui m’a décidée », reconnaît-elle, « Soit je le faisais maintenant, soit je crois que j’aurais renoncé. Mais je ne voulais pas avoir de regrets ». Sans trahir un secret – Rien n’est encore signé- cette fonceuse a eu un coup de cœur pour un petit domaine du côté de Pécharmant.

Juliette Sbrana

 

Sur le fait de savoir si être une femme modifie l’approche du métier, les avis sont partagés. Pour Joëlle Tatard, la sensibilité féminine n’est pas une vue de l’esprit. « Le sens de l’écoute, la capacité à prendre des risques, le souci du détail, autant de qualités qui nous feront élaborer un vin facile à boire, convivial, avec un look actuel. Vous remarquerez d’ailleurs que quand les femmes viennent au chai, elles choisissent souvent pour leur mari. » Katia Coutelier, pour sa part, invoque la difficulté de certaines tâches : « Dans le travail de la vigne, les femmes font appel au système D. Par exemple, j’ai toujours utilisé des tuteurs en bambous, beaucoup moins lourds à porter, ce qui était inhabituel. »

 

 

Axelle Mayet lui emboîte le pas : « Nous n’avons pas la même carrure que les hommes, ce qui amène une fatigue supplémentaire. Mais grâce à notre motivation nous ne baissons jamais les bras ! Je pense aussi que les femmes sont plus perfectionnistes, et quelles apportent une touche de douceur dans un monde agricole un peu rude. » Juliette Sbranna s’insurge : « On me pose souvent cette question bizarre, franchement je ne vois pas pourquoi les femmes feraient différemment le vin. Quant à l’aspect physique du métier, il existe maintenant du matériel parfaitement adapté à n’importe quel gabarit ! »

 

 

Axelle Mayet

 

 

Quoiqu’il en soit, cette polémique ne remet pas en cause le fait que les femmes ont aujourd’hui toute leur place dans le milieu du vin et de la viticulture, pour notre plus grand bonheur… Femmes vigneronnes, on vous aime !

 

 

 

Texte Pierre Bléhaut

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